Chaque archipel sera placé sous la responsabilité autonome
d’aînés actifs et citoyens membres d’ESPACES
50 +. Tous agiront en réseaux et en partenariats.
ESPACES 50 + sera un outil collectif pour susciter, coordonner et
valoriser l’action. ESPACES 50 + supportera tous les projets
qui correspondront à sa philosophie, quels qu’ils soient
et d’où qu’ils viennent.
LA
MÉTHODE
D’INTERVENTION D’ESPACES 50 +
1. Le bateau d’ESPACES 50 + est indépendant
de son port de départ et des îles-projets où il
aborde et qui restent autonomes par rapport à ESPACES 50 +.
2. La force motrice qui le pousse vient de l’action,
de la volonté et des valeurs de son équipage.
3. Le bateau d’ESPACES 50 + offre (ou pas) son
appui et son partenariat aux projets qui rencontrent et reflètent
ses valeurs (philosophie), sa mission et ses objectifs, ses méthodes
d’intervention-action et ses priorités. Cet appui et
ce partenariat sont renouvelés (ou pas) à un rythme
régulier.
4. Les îles-projets sont divers en taille, en importance
et en contexte.
5. Certaines îles-projets peuvent se fédérer
en réseau pour rendre leur action plus efficace.
6. Les îles-projets appuyés par ESPACES
50 + s’engagent à appuyer à leur tour ESPACES
50 +, dans ses moyens d’action et dans ses interventions.
Mais ESPACES 50 + se réserve aussi de dénoncer tous
les projets qui auraient pour objectifs ou/et pour effet de réduire
ou de nier la valeur sociale des aînés.
ESPACES 50 + prendra régulièrement
position sur les enjeux sociaux majeurs qui concernent les aînés
et plus largement les citoyens de tous âges. ESPACES 50 +
comptera sur les divers médias pour répercuter ces
prises de parole.
L’UNIVERSITÉ CITOYENNE D’ESPACES
50 +
Parce que la vie citoyenne
s’apprend,
Et pour donner les pleins pouvoirs à notre parole publique.
Parce que la démocratie est toujours à faire,
et pour redéployer ses champs d’action.
Parce que la politique nous concerne,
et pour nous y impliquer.
Parce que les âges de la vie, tous les âges
de la vie
doivent vivre en solidarité,
et pour en inventer les moyens.
Parce que les cultures, toutes les cultures
sont une richesse collective,
et pour donner plein droit de cité
aux communautés, toutes les communautés.
Parce que les débats sont nécessaires,
et pour les faire servir au développement collectif.
Parce que la justice et
l’égalité sont nos valeurs,
et pour mieux travailler à leur promotion.
Parce que la maturité est
un atout,
et pour apprendre à être, à connaître, à faire
et à vivre ensemble, tout au long de la vie.
Parce que la majorité des composantes de notre système
public d’éducation (commissions scolaires, CEGEP et
universités), malgré quelques initiatives, ne sont
pas encore en mesure de remettre en question leurs attitudes âgistes
et de répondre aux demandes des aînés qui souhaitent
vivre une maturité et une retraite citoyennes
et pour développer avec elles de nouvelles formes de partenariats
citoyens, au-delà de leur souci de notre mise en marché.
Parce que les aînés veulent en finir avec la «mort
sociale»,
et pour nous rendre pleinement acteurs et partenaires.
Parce que l’autonomie est une conquête,
et pour nous en donner les bons outils.
Parce qu’il y a trop d’âgisme,
et pour participer à toutes les décisions qui nous
concernent.
Parce qu’il y va de notre droit d’aînesse,
et pour l’exercer dans le respect des droits de tous.
Parce que les aînés ont bâti la société,
et pour améliorer cette construction collective.
Comment faire,
comment agir dans ma communauté ?
La cinquantaine, la maturité et la perspective de l’avance
en âge et d’une longue espérance de vie amènent
les générations montantes des 50 ans et plus à chercher
les outils disponibles pour s’assurer les conditions d’un
développement personnel par leur participation citoyenne active
et efficace à celui de leurs diverses communautés de
vie.
Dans cette recherche, ils souhaitent établir un partenariat
d’égal à égal avec les diverses composantes
du réseau public d’éducation, Commissions scolaires,
collèges et universités, pour bénéficier
pleinement de leur droit à l’éducation citoyenne
qui prenne en compte autant leurs besoins que leurs expériences
de vie et leur maturité.
En attendant une sérieuse élaboration de ces partenariats,
ils souhaitent se mettre au travail pour se donner par eux-mêmes
les outils (documents, sessions, ateliers, etc) dont ils ont besoin.