Boris Volkoff


Je suis le mouvement : "vivre seul chez soi". Je le fais, à 83 ans, depuis le décès de ma chère Marie, partie à 54 ans (Oui, j’ai toujours aimé les jeunesses...) il y a sept ans déjà. Et elle me manque beaucoup, mais je savoure le plaisir de vivre désormais seul, sans avoir de comptes à rendre, ni à obéir à un aide-soignante quelconque, merci, petit Bouddha !


Ce long préambule pour vous raconter un petit WE de m... ! Je demeure dans un bungalow depuis 19 ans. Évidemment, il faut l’entretenir. On m’avait conseillé il y a quelques années de le vendre pour m’installer dans un appartement ou un condo, ce que ma paresse légendaire et ma détestation (?) des déménagements, surtout tout seul, m’a empêché de faire. Comme le maréchal Mac Mahon et son mot légendaire : « J”y suis, j’y reste ! », je me suis ancré dans mon domaine. Bon.


Le drame a commencé quand je me suis aperçu jeudi que la pompe de mon puisard ne marchait plus. Avec ces inondations un peu partout, je ne voulais pas courir de risques. Appel au plombier : « Elle est fichue », a dit le docte artisan. Bien, ce dimanche, je vais acheter la même chez R... en apportant la vieille pour être sūr de mon coup, je n’y connais rien !. Mais ne voilà-t-il pas que le chauffe-eau me lâche avec son disjoncteur qui saute constamment depuis deux jours . Presque pas d’eau chaude, pas de douche. Appel à Hydro-Québec. Verdict du pro venu voir : disjoncteur foutu. Deuxième avatar : SOS à l’électricien ! À la cuisine , le robinet se met à couler sur et sous l’évier : inondation légère, essuie-tout en masse. Rappel du plombier : il va venir lundi en fin de journée, l’électricien aussi probablement en même temps. Je soupire de soulagement... en attendant un ennui de plus ? Non, pas pour l’instant. Je tremble, carcasse...


Et tout cela pendant qu’un menuisier remplaçait des planches pourries de ma terrasse vendredi et samedi : scie, marteau, clous, etc.. Le pied !


Comme vous pouvez le constater, c’est souvent agréable de vivre chez soi, mais à plusieurs conditions : ne pas posséder de maison ; être bricoleur le cas échéant ; avoir de l’argent en suffisance, ce qui n’est pas exactement mon cas ; être en bonne santé, j’en suis loin ; bref il faut avoir de grandes qualités pour pallier aux grands défauts ou aux énormes ennuis que causent les possessions immobilières.


Entre-temps, vendredi, longues négociations avec mon assureur pour le renouvellement de la protection de ma baraque. Ardues, j’en ai sauté mon lunch et mon "five o’clock tea". Ah, misère...


À part ça, ça va bien chez vous ?